Introspection : plonge, observe et remonte

J’ai envie de commencer cet article en vous posant une question : quelle est l’activité que vous pourriez faire pendant des heures sans jamais vous arrêter ?
Cela n’a peut-être pas toujours été celle-ci. Et c’est ok. C’est normal d’évoluer dans ses goûts, dans ses aspirations.
Quelle est cette activité , en ce moment, qui semble avaler le temps ?

A une époque, dans mon cas, c’était la couture. Je passais des heures à coudre dans le sous sol de mes parents. A défaire et refaire un vêtement pour qu’ils soit comme je le voulais. A couper, coudre, repasser, plier, marquer, épingler…
Aujourd’hui, je peux dire que l’activité pour laquelle je ne vois pas le temps passer, pour laquelle je n’en ai jamais assez, c’est l’introspection. Je pourrais passer des heures à écrire ce que je ressens, m’interroger sur mes sensations, mes émotions, mes envies. A faire des recherches pour nourrir mes interrogations, à les partager, à échanger avec ceux ou celles qui se posent les mêmes questions. Oui c’est bien ça. L’activité pour laquelle le temps n’existe pas : c’est l’introspection.

Je développe mon activité personnelle depuis le mois de janvier. Et j’utilise une méthode qui est la suivante : identifier ce qui me passionne, identifier qui cela peut intéresser, mettre en place des actions qui ont du sens pour moi, communiquer dessus, observer et vendre. C’est une sorte de laboratoire permanent dans lequel tu expérimentes, tu apprends des succès comme des échecs, tu réajustes, tu t’écoutes. C’est un mix de plein de méthodes. Ça ne vient pas de moi. Je suis accompagnée pour ça. 

Et ce matin cela me frappe : ce qui me passionne c’est l’introspection. Pas l’introspection sans fin et sans but. L’introspection qui fait grandir, apprendre, rencontrer, passer à l’action. C’est dénouer la pelote de laine avec douceur, plaisir, envie et tester des choses pour voir ce que cela donne. 

J’entends qu’il vaut mieux vivre plutôt que de passer son temps à réfléchir sur la vie. Que trop d’introspection n’amène rien de bon. Que l’on est comme un plongeur en apnée qui descend, descend, se sent bien dans les profondeurs et finit par se perdre.

Je ne saurais pas apprécier la vie sans régulièrement la regarder bien en face et lui dire : qu’est-ce que tu cherches à m’apprendre là ?
Cela lui donne de la saveur, du relief. Cela permet aussi de grandir de chacune des situations qui se présente, d’accueillir le changement avec joie.

Je commence à percevoir où se situe l’équilibre et à apprécier des techniques pour « remonter à la surface ».
En voici quelques unes que j’active quand je réalise que cela fait un moment que la même question revient sans réponse, que je rumine :

Il y a bien évidemment la méditation qui permet de calmer le mental, de laisser couler les pensées comme l’eau d’un torrent et de cesser de bloquer son esprit sur l’une d’entre elles. La méditation seule ou guidée.

J’aime aussi déplacer mon attention de mon esprit à mon corps et m’interroger. Dans ces cas là je vais me demander : comment est-ce que je me sens ? Ai-je des tensions ? Quel est mon niveau d’énergie ? Comment est ma posture ? Comme est-ce que je me tiens ? Et rapidement je me rappelle que j’ai un corps. Un corps qui me dit bien des choses et que je dois écouter tout autant que mon cerveau.

Pratiquer un sport qui demande de la concentration comme le yoga, le pilates qui demandent des efforts pour tenir les postures. Et qui ont le mérite de réveiller ce corps que l’on a délaissé, perdu dans nos pensées.

Et enfin, la technique que je préfère en ce moment, qui m’est venue tout récemment dans les lives de Laure Jouteau, et qui va bien vous faire rigoler : demander à ma chatte ce dont elle a besoin. Oui oui, c’est bien ça : porter mon attention sur mon utérus. Cette zone de mon corps proche du chakra racine. D’où vient l’énergie de vie. Poser son attention sur cette partie de mon corps (pardon messieurs, je n’ai aucune idée de comment faire vous concernant) et lui demander : de quoi as-tu besoin ? Ça paraît vraiment ridicule mais c’est en réalité très puissant. Lorsque nous sommes embourbés dans une situation qui semble sans issue, ou pris par un stress quelconque, on oublie très souvent quels sont nos besoins. Qu’est-ce qui me fait envie maintenant ? Qu’est-ce qui est juste pour moi à cet instant précis ? Est-ce me reposer ? Manger ? Marcher ? Regarder une vidéo ? Appeler quelqu’un ? Et c’est la réponse à ce besoin qui va nous apporter de l’apaisement.

Je pourrais vous parler longtemps d’introspection, de comment je m’y prends.
J’accompagne les gens dans cette même démarche, pour grandir, mieux vivre un changement, atteindre un objectif. Contactez-moi.