Rencontre avec une fée

Hier soir, j’ai assisté à une conférence de Charles Pépin sur la confiance en soi. Il explique qu’un des ingrédients qui nourrit la confiance (au sens agir dans le doute) c’est en accueillant la joie d’admirer l’autre dans sa singularité. Cela rassure sur la possibilité de l’élément admiré dans un monde incertain. Il cite Georges Sand qui malgré des épisodes difficiles dans sa vie, devient “Georges Sand” par l’action mais aussi par l’admiration de différents personnages. Cette idée est un peu reprise dans le podcast “Change ma vie” sur les “Expanders”. L’auteure y explique que se nourrir des croyances positives de ceux pour qui nous ressentons une étincelle permet de se les approprier et d’avancer sur son propre chemin.
Alors j’ai décidé de vous parler dans ce blog de toutes les personnes que j’admire. Et je vais commencer par Julia Guérin que j’ai rencontrée hier midi.

Il y a une semaine, je discutais avec un collègue que je croise de temps en temps chez un client que nous avons en commun. Nous échangions sur un rêve commun et sur nos premières idées pour le réaliser. Et puis il m’a raconté comment il organise son quotidien, avec qui il travaille. Il a mentionné Julia, une jeune femme coach avec qui il anime des ateliers d’équipe, et qui développe par ailleurs sa propre activité d’accompagnement. J’ai immédiatement été piquée par la curiosité. Je ne sais absolument pas expliquer pourquoi. C’est probablement le mystère de l’intuition qui m’a poussé à en savoir plus. C’est cette étincelle dont je parle plus haut qui s’est formée et que j’ai décidé de regarder de plus près.

C’est amusant (et jusqu’à récemment j’ai peu prêté attention à ces détails), mais après quelques échanges de mail, Julia me propose de nous retrouver dans un restaurant à la thématique inspirante et dans un quartier où je me sens bien. C’est un signe pour moi que mon intuition ne s’est pas trompée et que je fais bien de zoomer sur cette étincelle.

Quand elle est arrivée j’ai eu la sensation qu’une fée venait de se poser sur mon épaule. Julia est aussi douce dans ses mots que par son aspect physique. Ses trais sont harmonieux et son regard témoigne d’un grand apaisement. Elle est de ces personnes qui lorsqu’ils vous écoutent, vous donnent la sensation que la pièce s’est vidée et que plus rien n’a d’importance autour.

J’ai compris récemment que ces déjeuners de rencontre peuvent mettre mal à l’aise si l’on en clarifie pas rapidement l’objet réel. J’ai donc commencé par lui dire que je n’avais qu’une seule attente : mieux la connaître pour me nourrir de ses expériences, de ses croyances, de ses ressources. Et rien de plus. J’ai aimé qu’elle demande à en savoir plus sur moi pour que son récit soit adapté à ma personne et que nos échanges soient plus riches. Et puis cela a été à son tour de décrire son chemin de vie.

Quand Julia raconte, ses yeux pétillent et en même temps sa posture, tous ses mouvements laissent transparaître une humilité profonde. Son discours est spontané et fluide. Seuls ses sourcils vacillent quand le récit évoque les difficultés. Et immédiatement son calme reprend toute sa place. Julia est en harmonie avec qui elle est et ce qu’elle a vécu pour en arriver là. Elle incarne l’alignement tête, coeur, corps qui est probablement ce qui m’a attiré chez elle. L’écouter c’est comme s’enfoncer dans un canapé au coin d’une cheminée. Elle est une invitation à l’ouverture de soi et au laisser aller.

Ce que je garderai de notre échange et qui est MON interprétation ce sont les choses suivantes : c’est indispensable de s’entourer de personnes qui sont là pour nous et qui croient en nous quand on décide de sortir de sa zone de confort. Là encore un parallèle avec la conférence écoutée hier soir me démange : Charles Pépin parle de tous les managers qu’il entend dire : “cette personne est une vraie experte de son domaine mais elle n’a pas confiance en elle”. Et souvent ce sont des personnes à qui l’on ne dit pas tout le bien que l’on pense ou que l’on a pas invité clairement à prendre de nouvelles responsabilités. Donc deux ingrédients indispensables pour aider l’autre à être en confiance : SECURISER et INVITER A SORTIR DU CONFORT.
Je garde aussi la notion de valeur partagée. Julia a eu une première expérience professionnelle qui lui a permis de tâtonner, de tester pour se rapprocher de ce qui l’anime aujourd’hui. A cette époque, même si le contexte ne lui apportait pas entièrement satisfaction, c’est grâce aux valeurs communes (exploration, créativité) entre elle et ses managers qu’elle a pu convertir le tâtonnement en création de valeur ET pour l’entreprise ET pour elle-même.
Je garde enfin l’idée que s’appuyer sur ses guides est une ressource immense. Autrement dit la confiance en la vie, le fait de voir les évènements que l’on rencontre comme des petits coups de pouce de notre âme qui ne demande qu’à s’exprimer. Que dans les périodes difficiles, une façon de continuer à avancer c’est de surfer sur les petits moments d’énergie pour agir (passer un coup de fil, envoyer un email, écrire un rapport…) et choisir une activité qui n’en demande pas quand on en a pas !

Je vous souhaite de croiser un jour Julia. Elle est coach individuelle et de groupe. En préparation d’un livre pour cette année.